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L’incontinence urinaire chez la femme

Les fuites urinaires concernent près d’une femme sur dix, soit plus de 3 millions de françaises avec une majorité de plus de 65ans. Ces fuites peuvent survenir à tout âge.
Contrairement aux idées reçues, l'incontinence urinaire ne touche pas uniquement les personnes âgées. Une idée très rependu est de penser que l’incontinence fait partie du processus naturel du vieillissement or ce n’est pas le cas. Il s’agit plus proprement parler d’une maladie.

Les raisons de l’incontinence urinaire chez la femme

Chez la femme, les raisons de l’incontinence urinaire sont un peu différentes même si les syndromes neuropathiques touches aussi bien l’homme que la femme et ont un impact équivalent sur eux. La femme a par contre au court de sa vie des étapes telles que la grossesse qui ont un impact très important sur le système génito-urinaire de la femme.

Ainsi, nous retrouvons certaines causes de l’incontinence chez l’homme avec des causes spécifiques aux femmes.

Des infections vaginales ou une irritation

Les dérèglements du système génito-urinaire de la femme sont souvent dus à des infections. Ses infections sont provoquées par des micro-organismes comme des bactéries ou certains champignons. Voici les causes les plus fréquentes d’infections urinaires chez la femme.

Les mycoses

Les mycoses vaginales sont provoquées par des champignons ou des levures microscopiques qui peuvent se révéler pathogènes dans certaines conditions. Le vagin est une zone particulièrement sensible au développement des mycoses. Elles sont souvent discrètes et encore faut-il reconnaître les premiers symptômes d’une mycose vaginale.

Voici les symptômes qui devraient vous alerter et pour lesquels il serait prudent de consulter un médecin :

  • Démangeaisons importantes de la vulve
  • Pertes malodorantes
  • Écoulements blanchâtres
  • Brûlures en urinant
  • Douleurs dans le bas-ventre

Le médecin, le plus souvent votre gynécologue, sera alors amener à pratiquer un prélèvement et d’en mesurer le niveau de pH vaginal, c'est le degré d'acidité du vagin. De cette manière il déterminera l'origine de la mycose. Si la mycose à un pH supérieur à 5, elle évoquera plutôt un déséquilibre de la flore, Si le niveau de pH est inférieur à 4,5, cela oriente alors vers un déficit immunitaire.

Ce prélèvement peut aussi permettre de déceler une infection sexuellement transmissible dont les symptômes seraient masqués par ceux de la mycose.

Les infections bactériennes

Le vagin réside de nombreuses bactéries qui vivent en cohabitation. Les lactobacilles sont les bactéries prédominantes. Ses bactéries contribuent à maintenir un environnement acide qui constitue une barrière au développement de bactéries plus nuisibles. Lorsque l'équilibre bactérien est rompu, le milieu vaginal devient propice à la croissance intempestive de ces mauvaises bactéries et permet ainsi le développement d'une infection bactérienne.

Souvent, la bactérie responsable de l’infection est déjà présente dans le vagin mais en temps normal, elles n’ont pas le moyen de proliférer de par le milieu acide générer par les autres bactéries. Ses bactéries sont dites de type anaérobie parce qu’elles peuvent vivre sans oxygène.
En terme médicale, on parle de vaginose bactérienne.

Un exemple fréquent de ce type de bactérie déjà présente dans l’organisme est la Gardnerella vaginalis.

Voici les Symptômes possibles de ce type d’infection :

  • Démangeaisons dans et autour du vagin
  • Pertes grisâtres très liquides avec odeur de poisson
  • Légères pertes de sang entre les règles

Les infections vaginales peuvent également être à l’origine de bactéries provenant de la région anale. Dans ce cas, il s'agit de bactéries aérobies, c'est-à-dire que ses bactéries ont besoin d'oxygène. Dans les conditions favorables de prolifération citée ci-avant, celles-ci peuvent se développer dans le vagin et créer une infection. On parle alors d'une vaginite fécoïdale.

Les symptômes possibles d’infections de bactéries annales sont:

  • Démangeaisons dans et autour du vagin
  • Pertes d'un vert jaunâtre avec odeur de pourriture

Les infections par trichomonas

Les infections dont nous avons parlé jusqu’à présent sont des infections dites opportunistes, c’est-à-dire que le micro-organisme en cause est déjà présent dans le corps et qu’il attend le moment opportun pour se développer. Elles peuvent aussi avoir été développé chez le partenaire puis réintroduite sexuellement après maturité.

D'autres infections vaginales sont par contre strictement transmissible sexuellement et entrent donc la catégorie des MST. Le micro-organisme ne se développe donc pas dans le corps mais se transmet d’hôte en hôte en pleine maturité.

Une infection sexuellement transmissible fréquente est la trichomonase, due à la Trichomonas vaginalis, un protozoaire ou organisme unicellulaire.

Les symptômes possibles sont :

  • Une irritation vaginale et des démangeaisons
  • Une sensation de brûlure en urinant
  • Des pertes glaireuses avec odeur de pourriture

Une grossesse et un accouchement

Impacte de la grossesse sur le plancher pelvien, incontinence.

Impacte du poids du fetus sur le plancher pelvien

La femme enceinte doit boire de 1,5 à 2 litres d’eau par jour pour augmenter son volume sanguin et alimenter le placenta. Cette quantité d’eau stimule continuellement le système urinaire de la femme en provoquant ainsi un besoin incessant d’uriner.

Aussi, le poids du bébé va avec son développement peser sur le plancher pelvien durant toute la durée de la grossesse. Le périnée va s’affaiblir, l’urètre va se compresser et les nerfs vont finir par s’étendre. C’est ainsi qu’une incontinence constituée de petites pertes incontrôlables vont apparaitre suite à une grossesse.

Dans ce cas, une femme peut consulter son gynécologue et surtout ne pas avoir peur d’en parler car les fuites urinaires suite à une grossesse sont tout à fait normales et fréquente.

L’examen urodynamique

Celui-ci pourra éventuellement procéder à un examen qui permettra d’analyser l’ampleur du problème, en introduisant une sonde munie de capteur de pression à l’intérieur de la vessie et de la remplir afin d’y observer son comportement. Le praticien pourra y mesurer l’intensité du jet ainsi que la pression à l’intérieur de la vessie. Cet examen s’appelle un examen urodynamique.

La rééducation physique périnéale

Suite à cet examen, le spécialiste statuera sur le niveau d’incontinence du patient et pourra alors décider si une rééducation physique périnéale suffit à résoudre le problème ou si, dans des cas plus sévères, une chirurgie est à envisager.

Un déséquilibre hormonal après la ménopause

La ménopause apparaît en moyenne à l'âge de 51 ans en France. Cet âge se rapproche à quelques années près, de l’âge à partir duquel peuvent apparaître les symptômes d’incontinence. Cette période correspond à l'arrêt des règles. Cette période s’accompagne d’une diminution progressive de la sécrétion d'œstrogène et de progestérone par les ovaires. C'est à cause de cet arrêt de la sécrétion hormonale que certains désagréments apparaissent durant cette période. Un de ces désagréments est la diminution du tonus musculaires du périnée qui favorise les fuites urinaires. Ces fuites urinaires se caractérisent par un écoulement involontaire de petites quantités d’urines. C’est ce que l’on appelle une incontinence d’effort.

Une incontinence d’effort va survenir après le port d’une charge lourde, au court d’un éternuement ou pendant un fou rire.

Une hystérectomie

Une hystérectomie est une lourde opération chirurgicale qui a pour but de retirer l’utérus chez la femme. Cette opération a pour but de traiter divers problèmes concernant les menstruations, la douleur pelvienne, les tumeurs et les autres conditions qui y sont reliées.

Les causes qui pousseront votre médecin à vous proposer une hystérectomie sont :

  • Des fibromes utérins
  • L’endométriose
  • Un prolapsus utérin
  • Une douleur pelvienne
  • Le cancer

Des fibromes utérins, appelées myomes

Ce sont des tumeurs non cancéreuses de tailles différentes qui rapetissent généralement après la ménopause. Les fibromes sont communs et n’ont normalement pas besoin d’être traités.
Par contre, des symptômes peuvent apparaitre avec de gros fibromes en faisant pression sur les organes pelviens. Ceci peut alors causer des saignements, de la douleur lors des rapports sexuels, de l’anémie, de la douleur pelvienne ou de la pression sur la vessie. Il s’agit de la raison la plus fréquente pour le recours à l’hystérectomie.

Cette pression de la vessie sur le plancher pelvien est un des facteurs courant pouvant causer l’incontinence d’effort.

L’endométriose

L'endométriose est la présence de muqueuse utérine en dehors de la cavité utérine. Ceci peut notamment causer des règles douloureuses, des saignements vaginaux anormaux, de la cicatrisation, des adhérences et peut amener à des difficultés accrues à tomber enceinte, voir l’infertilité. Il s’agit de la deuxième raison la plus fréquente au recours à l’hystérectomie.

L’endométriose ne semble toutefois pas être une raison pertinente de l’incontinence urinaire chez la femme.

Un prolapsus utérin

Ce déplacement utérin est une raison tout à fait probable de l’incontinence urinaire chez la femme. Elle induit une pression pelvienne et de la difficulté à vider l’intestin, c’est-à-dire à aller à la toilette. L’accouchement, l’obésité, la toux sont autant d’efforts physiques continus qui en sont la cause. Aussi, les changements hormonaux tels que la perte d’œstrogènes après la ménopause sont également à noter en tant que conséquence d’un prolapsus utérin.

Une douleur pelvienne

Il en existe plusieurs causes et symptômes. Les règles et les rapports sexuels douloureux en sont une cause répandue. Toutefois, certaines douleurs pelviennes ne disparaissent pas forcement suite à une hystérectomie. Identifier le problème et tenter d’autres approches par exemple médicamenteuses semble dans un premier temps plus judicieux.

Les douleurs pelviennes peuvent à la longue par contre engendrées une certaine forme d’incontinence si l’origine de la douleur n’est pas élucidée. En effet, le plancher pelvien est à l’origine de l’étanchéité du système génito-urinaire de la femme.

Le cancer

Les cancers pouvant menés à une hystérectomie sont le cancer de l’endomètre, c’est-à-dire de la paroi de l’utérus, le cancer du col de l’utérus et le cancer des ovaires. On pratique cette opération notamment afin d’empêcher que le cancer ne se répandent aux autres organes.

Le cancer de l’utérus est une des causes plausible de l’incontinence urinaire chez la femme.