sphincter artificiel

La chirurgie de l’incontinence par insuffisance sphinctérienne

Il existe une classification des types d’incontinence d’effort suivant leurs niveaux d’importance jugés par leurs aspects radiologique. L'incontinence de type I est une insuffisance d’effort que l’on pourrait qualifier de légère, la chirurgie de l'incontinence n'y intervient généralement pas. L'incontinence type II est un stade déjà avancé d’insuffisance car il inclut le prolapsus vésicale et urétrale, c’est l’hyper-mobilité vésico-urétral que l’on appelle également descente d’organe. L'incontinence type III correspond à l’insuffisance sphinctérienne.

Les facteurs de l’insuffisance sphinctérienne

Les antécédents chirurgicaux pelviens multiples

Ce type d’incontinence est surtout observé chez les patientes ayant subi plusieurs interventions chirurgicales liées à l’incontinence urinaire. Il se caractérise par un col vésical ouvert et un urètre immobile.

Les accouchements

L’accouchement par voie normale constitue l’un des facteurs à risque de l’incontinence urinaire. Bien que l’accouchement par voie vaginale soit un processus naturel de la femme, si une forme mineur d’incontinence se présente et que le problème n’est pas traité, celui-ci peut avec d’autres accouchements se développer en insuffisance sphinctérienne voir anale par une neuropathie d’étirement.

Les lésions neurologiques

Certaines lésions spécifiques peuvent être à l’origine de troubles vésico-sphinctériens. Aussi, certaines interventions notamment comme celle liée au cancer du rectum ou alors l’hystérectomie, peuvent entrainées des lésions pelviennes qui à leur tour vont entrainer une insuffisance sphinctérienne urétrale.

L’âge comme facteur de l’insuffisance sphinctérienne

Les risques d’insuffisance sphinctérienne augmentent également avec l’âge. En effet, le déficit hormonal lié à l’âge et la ménopause a une implication concrète sur le plancher pelvien qui est directement responsable en cas de défaillance des troubles de l’incontinence urinaire.

Le sphincter artificiel

sphincter artificiel

Sphincter artificiel dans le système urinaire masculin
et son apparence réelle

L’implantation d’un sphincter artificiel est la principale solution proposée par la médecine actuelle dans le cadre de l’insuffisance sphinctérienne. Cependant, un suivi prolongé est nécessaire pour ce type d’intervention et elle ne bénéficie pas d’un franc succès. En effet, 1 personne sur 5 doit se faire réopérer pour dysfonctionnement de l’implant. Le taux de guérison est toutefois de l’ordre de 90% selon des études datant de 1996.

Les complications du sphincter artificiel

L’érosion urétrale est la principale complication à laquelle le patient et son chirurgien doivent faire face. Elle est généralement liée à une infection du dispositif.

A long terme, un risque d’atrophie urétrale peut engendrée une inadaptation du ballonnet gonflable et peut engendrer une récidive de l’incontinence urinaire avec la nécessité d’une ré-intervention chirurgicale.